169cm x 146 cm, 35 chassis hexagonaux, acrylique, 2019.

Cette œuvre est une composition de trente-cinq toiles de format hexagonal de 26x15cm avec trois couleurs principales : argenté, doré et noir. Le format reprend celui des alvéoles dans les ruches.

C'est une œuvre qui cherche à imager notre interdépendance et notre rapport étroit avec les abeilles. L'abeille est personnifiée, j'ai voulu favoriser la prise de conscience en la mettant à notre échelle : nous sommes les abeilles. Leur disparition de plus en plus importante ces dernières années n'est pas un événement lointain. Contrairement à certains animaux qui sont menacés comme les pandas (si mignons !), nous n'avons cependant pas de rapport affectif avec elles, alors j'ai voulu en créer un. J'ai choisi d'utiliser beaucoup l'or et l'argent pour rappeler les enluminures. Sur l'une d'elles, un homme accouche d'une abeille, un autre est nourri par elle : elle est à la fois notre enfant et notre aïeul, celle à protéger et celle qui nous protège.Les toiles dont le fond est noir parlent de la mort puis de la disparition des abeilles, l'abeille n'existe alors plus que dans un musée ou comme jouet.
J'ai voulu réaliser une œuvre qui soit engagée sans que cela soit criant, que la poésie soit présente.

Les toiles ne sont pas collées les unes aux autres, chacune est indépendante et peut faire œuvre mais l'ensemble forme une œuvre encore plus aboutie, elles sont assemblées avec des serre-joints. J'imagine aussi que différentes personnes possèdent un petit bout de l’œuvre, une ou plusieurs toiles, car ce ne sont pas des pièces de puzzles. J'aime aussi l'idée qu'on puisse en ajouter d'autres, qu'une autre série d'alvéoles puisse exister, qu'elle soit ouverte à d'autres possibles.

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